Examens d’une technologie de la santé
Les tendances dans les volumes d’examens de tomodensitométrie de 2007 à 2022-2023 au Canada
Messages clés
Quelle est la situation?
- L’Agence des médicaments du Canada a reçu une demande d’analyse des tendances dans les quantités examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) sur une période de 16 ans afin d’orienter les décisions relatives aux politiques de capacité de l’imagerie diagnostique et d’accès à celle-ci. Comme les examens d’IRM sont cruciaux dans le diagnostic, la demande croissante pourrait avoir une incidence sur les services d’imagerie, les temps d’attente et l’accessibilité.
- Le nombre d’appareils d’IRM étant passé de 222 en 2007 à 432 en 2022-2023, il faut effectuer une analyse pour bien comprendre comment cette croissance répond à la demande actuelle.
- La demande peut varier en fonction des applications cliniques d’IRM émergentes – comme la biopsie ou d’autres interventions assistées par l’IRM, et d’autres évaluations cardiaques détaillées –, de même que de l’évolution des besoins dans la population, des ressources offertes en santé et des progrès dans le domaine médical.
- L’analyse des tendances des examens en général et en fonction de la population orientera les décisions relatives aux politiques d’affectation des ressources, de gestion des effectifs et d’augmentation des capacités d’imagerie diagnostique.
Qu’avons-nous fait?
- Nous avons examiné les tendances relatives aux examens d’IRM totaux (absolus) et par personne (relatifs) à l’aide des données de l’Institut canadien d’information sur la santé et de l’Inventaire canadien d’imagerie médicale, recueillies à sept reprises entre 2007 et 2022-2023. Nous avons également examiné le nombre d’appareils d’IRM et le nombre d’appareils par personne.
- L’analyse portait sur 10 provinces et territoires disposant d’une capacité d’IRM constante sur l’ensemble de la période, montrant ainsi l’évolution de l’utilisation de l’IRM à l’échelle du pays.
Qu’avons-nous trouvé?
- Entre 2007 et 2022-2023, le nombre d’examens d’IRM a augmenté au Canada, bien que cette croissance n’ait pas été constante chaque année :
- Le nombre total d’examens d’IRM est passé de 1,02 million à 2,21 millions, soit une croissance de 117 % à l’échelle nationale.
- Le nombre total d’examens d’IRM par tranche de 1 000 personnes est passé de 30,9 à 55,6, ce qui représente une augmentation de 80 % à l’échelle nationale.
- La croissance des quantités d’examens d’IRM variait d’une province et d’un territoire à l’autre, avec des augmentations totales allant de 42 % à 239 % et des augmentations par personne allant de 24 % à 170 %. Aucune province ni aucun territoire n’a connu une baisse des quantités d’examens d’IRM totaux ou par personne.
- Si l’on compare cette croissance à la moyenne nationale, la moitié des provinces et territoires se situent sous la moyenne tant pour le nombre d’examens total que pour le nombre d’examens par personne, tandis que l’autre moitié dépassait la moyenne nationale soit pour le nombre d’examens total ou pour le nombre d’examens par personne, ou pour les deux à la fois.
Qu’est-ce que ça signifie?
- Ce rapport donne à penser que l’IRM est de plus en plus utilisée et que son rôle continue d’évoluer.
- Compte tenu de l’utilisation croissante de l’IRM, les décisionnaires pourraient vouloir se pencher sur les problèmes de capacité et veiller à améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’IRM, des technologies connexes et des processus associés.
- Le fait d’agir sur ces éléments pourrait contribuer à réduire les temps d’attente, à soutenir le recrutement et le maintien en poste, et à garantir des capacités suffisantes pour répondre à la demande à l’avenir. La variation entre les provinces et territoires met en lumière l’importance d’offrir des solutions adaptées aux besoins et aux contextes régionaux.
- L’éclairage qu’apporte ce rapport pourrait orienter les décisions relatives aux politiques d’affectation des ressources, de gestion des effectifs et d’augmentation des capacités d’imagerie diagnostique en fonction de l’évolution des besoins en santé.