Vol. 5 No. 7 (2025)
Examens d’une technologie de la santé

Volumes d’examens d’IRM par heure au Canada en 2022-2023

image décorative de la couverture

Publication : July 9, 2025

Messages clés

Quelle est la situation?

  • L’Agence des médicaments du Canada (CDA-AMC) a reçu une demande concernant le nombre d’examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) par heure qui peuvent être effectués par appareil dans l’ensemble du pays.
  • Un récent rapport de CDA-AMC a vérifié le nombre d’examens d’IRM par heure effectués à un établissement donné, mais n’a pas vérifié le nombre d’examens par heure pour un appareil d’IRM.
  • Les estimations les plus récentes du nombre d’examens effectués par appareil d’IRM datent de 2005. L’augmentation du nombre d’appareils d’IRM depuis 2005 et les progrès technologiques rendent ces estimations désuètes, ce qui limite l’évaluation du volume actuel d’examens.

Qu’avons-nous fait?

  • CDA-AMC s’est appuyée sur les données de l’enquête nationale 2022-2023 de l’Inventaire canadien d’imagerie médicale, ce qui comprend les spécifications des appareils et les niveaux de personnel. Sur 239 établissements dotés d’appareils d’IRM, 111 disposaient de suffisamment de données pour estimer le nombre d’examens par heure.
  • L’analyse des variables et des facteurs de confusion potentiels a donné lieu à une exploration plus approfondie des facteurs influant sur le nombre d’examens par appareil et par heure.

Qu’avons-nous trouvé?

  • En 2022-2023, le nombre moyen national d’examens de MRI était de 1,25 par appareil et par heure, avec des taux allant de 0,89 à 1,68 dans l’ensemble des provinces et territoires.
  • Les établissements disposant d’appareils d’IRM datant de 5 à 9 ans et d’un niveau élevé de personnel affichaient généralement des volumes d’examens plus élevés, ce qui indique que les progrès technologiques et un personnel suffisant se traduisent par un volume plus élevé d’examens.
  • Les appareils d’IRM dotés d’un champ magnétique de 1,5 tesla (T) affichaient des volumes plus élevés d’examens que les appareils de 3,0 T. Bien que les appareils d’IRM plus puissants soient plus performants, ils sont probablement réservés aux examens complexes, ce qui réduit le nombre d’examens par heure.
  • Les appareils d’IRM fixes affichaient des nombres d’examens plus élevés que les appareils mobiles. Toutefois, l’élargissement de l’accès à l’imagerie pour les communautés rurales et éloignées mal servies est la principale raison de l’acquisition d’appareils mobiles, plutôt qu’un volume élevé d’examens.
  • Les établissements disposant d’un plus grand nombre d’appareils sur place affichaient généralement un nombre plus faible d’examens par unité, possiblement en raison de problèmes tels que l’inefficacité des horaires, la coordination entre les appareils ou l’affectation d’appareils à des études spécialisées, ce qui diluait le volume global malgré une plus grande capacité.

Qu’est-ce que ça signifie?

  • Ces résultats fournissent des indications précieuses sur la manière dont le volume d’examens d’IRM peut être optimisé, et aident à orienter la prise de décision à plusieurs égards :
    • Le volume d’examens ne dépend pas uniquement du nombre d’appareils d’IRM. L’utilisation efficace des ressources, ce qui comprend l’entretien de l’équipement, la dotation en personnel et l’établissement des horaires, peut optimiser les flux de travail et les niveaux de dotation en personnel, et ainsi garantir que les appareils sont utilisés efficacement tout en augmentant le nombre d’examens par heure.
    • L’analyse de l’âge de l’appareil et du volume d’examens connexe donne à penser que les appareils moins récents sont moins utilisés ou réservés à des examens simples.
    • Des niveaux de personnel plus élevés ont été associés à un volume d’examens plus important, ce qui indique qu’une dotation suffisante favorise une meilleure efficacité opérationnelle.
    • La variation des volumes d’examens entre les provinces et territoires et les divers établissements démontre que les solutions futures doivent prendre en compte les contextes propres aux provinces et territoires et aux établissements lorsqu’elles tentent de réduire les temps d’attente et d’améliorer l’efficacité des volumes.
    • L’augmentation du nombre d’examens doit s’accorder avec le maintien de soins de haute qualité, centrés sur le patient ou la patiente.