Article évalués par les pairs
Tendances et projections en matière d’achats de médicaments au Canada : 2023
Publication : November 30, 2022
Messages clés
- En 2021, notre groupe a présenté les premières projections des tendances du marché des produits pharmaceutiques au Canada, dans le but de dégager les facteurs pouvant influer sur les dépenses à venir et d’ainsi soutenir les décideurs des secteurs public et privé dans leurs prévisions de la croissance des achats de médicaments au pays. Le présent rapport est la première mise à jour annuelle concernant les prévisions d’achat de médicaments au Canada en 2022-2023.
- Nous avons effectué une analyse de séries temporelles des achats estimatifs annuels de médicaments au Canada de 2001 à 2021 à l’aide de l’audit sur les ventes aux pharmacies et hôpitaux au Canada (Canadian Drug Store and Hospital Purchases Audit) d’IQVIA, nous avons calculé les achats totaux estimés et les taux d’évolution annuels dans le secteur hospitalier et dans le secteur du commerce de détail, et nous avons établi les prévisions des dépenses annuelles jusqu’en 2023.
- En 2021, le montant total des achats de médicaments était d’environ 35,4 milliards de dollars, soit 8,3 % de plus qu’en 2020 (croissance de 7,3 % dans le secteur du commerce de détail et de 12,4 % dans le secteur hospitalier). Les 25 médicaments les plus vendus représentent 31,2 % des dépenses totales du secteur du commerce de détail et 52,3 % des dépenses totales du secteur hospitalier.
- Les projections concernant le secteur du commerce de détail laissent entrevoir la poursuite d’une croissance annuelle modérée des dépenses en médicaments (de 7 % à 8 %), plus élevée dans le secteur hospitalier (de 12 % à 13 %).
- Il est à prévoir que de nouvelles autorisations de spécialités pharmaceutiques, d’anticancéreux et de génériques correspondants aux 25 médicaments les plus vendus influeront sur les achats de médicaments en 2022-2023. Si on ne prend pas de mesures pour freiner la croissance continue des dépenses en médicaments au Canada, il pourrait être nécessaire de transférer des couts à d’autres enveloppes budgétaires du secteur public, au secteur privé, voire directement aux patients.