Vol. 6 No. 1 (2026)
Recommandations en vue du remboursement

Trastuzumab déruxtécan (Enhertu)

image décorative de la couverture

Publication : janvier 6, 2026

Messages clés

  • L’Agence des médicaments du Canada recommande qu’Enhertu soit remboursé par les régimes d’assurance médicaments publics dans le traitement du cancer du sein non résécable ou métastatique exprimant des récepteurs hormonaux positifs (RH+), à faible (immunohistochimie [IHC] 1+ ou IHC 2+ ou hybridation in situ négative) ou ultrafaible (IHC 0 avec coloration de la membrane) surexpression du récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2), chez l’adulte ayant reçu au moins une endocrinothérapie en contexte métastatique et que l’on ne considère pas apte à recevoir une autre endocrinothérapie comme traitement subséquent, sous réserve de certaines conditions.
  • Le Comité d’experts en examen du Programme pancanadien d’évaluation des anticancéreux (CEEP) a déterminé qu’Enhertu présente une utilité clinique acceptable par rapport à la chimiothérapie chez l’adulte présentant un cancer du sein non résécable ou métastatique exprimant des RH+, à faible ou ultrafaible surexpression de HER2, qui a reçu au moins une endocrinothérapie en contexte métastatique et que l’on ne considère pas apte à recevoir une autre endocrinothérapie comme traitement subséquent. Il a suffi au CEEP de déterminer cette utilité pour recommander de rembourser Enhertu. Comme on s’attend à ce qu’Enhertu constitue une option de rechange à la chimiothérapie, l’utilité clinique acceptable fait référence à la valeur ajoutée par rapport à la chimiothérapie.

    Les données probantes issues d’un essai clinique montrent que, comparativement à la chimiothérapie, Enhertu est associé à un bénéfice clinique sur le plan de la survie sans progression (SSP) chez l’adulte présentant un cancer du sein métastatique exprimant des RH+, à faible ou ultrafaible surexpression de HER2, ayant reçu au moins une endocrinothérapie et n’ayant pas reçu de chimiothérapie dans le traitement du cancer du sein métastatique. Les résultats d’analyse de la survie globale corroborent ceux constatés dans l’analyse de la SSP, ce qui semble indiquer une tendance à la supériorité d’Enerthu. Comparativement à la chimiothérapie, Enhertu répond à certains des besoins exprimés par les patients et patientes, car il retarde la progression de la maladie et prolongerait la survie.

  • Enhertu doit être remboursé chez l’adulte présentant un cancer du sein RH+ ayant reçu au moins une endocrinothérapie en contexte métastatique et chez qui l’endocrinothérapie n’est pas jugée convenable comme traitement subséquent. La personne traitée doit avoir un bon indice fonctionnel et ne doit pas présenter de symptômes de compression médullaire, de métastases actives au système nerveux central, de pneumopathie interstitielle ou de pneumonite actuelle, et ne doit pas avoir reçu une chimiothérapie dans le traitement d’un cancer du sein avancé ou métastatique.