Recommandations en vue du remboursement
Publication : 19 octobre 2026
Messages clés
- Le Comité d’expertise en gestion des listes des médicaments assurés (CEGL) recommande de rembourser l’olaparib dans le traitement du cancer du sein non résécable localement avancé ou métastatique, sans surexpression du récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2-), chez l’adulte portant une mutation germinale délétère ou présumée délétère d’un gène BRCA ayant déjà reçu une chimiothérapie, sous réserve de certaines conditions.
- L’olaparib peut être instauré dans le traitement du cancer du sein non résécable localement avancé ou métastatique HER2- chez l’adulte portant une mutation germinale délétère ou présumée délétère de BRCA ayant déjà reçu une chimiothérapie. L’olaparib doit être interrompu si la maladie progresse ou si des effets toxiques inacceptables apparaissent. La première prescription doit être réservée aux oncologues internistes qui se spécialisent dans le diagnostic et la prise en charge du cancer du sein. Une réduction du prix de l’olaparib pourrait s’avérer nécessaire.
- Le CEGL a examiné un essai clinique randomisé de phase III, deux études de cohorte de phase II à un seul groupe, ainsi qu’une comparaison des couts de l’olaparib par rapport aux autres traitements utilisés au Canada. Les données probantes de l’essai randomisé contrôlé montrent que l’olaparib retarde de façon cliniquement significative la progression de la maladie, n’a aucun effet sur la survie globale, et présente des effets incertains sur le taux de réponse objective et la qualité de vie liée à la santé chez les personnes atteintes d’un cancer du sein métastatique porteuses d’une mutation germinale de BRCA. L’incidence globale des évènements indésirables est similaire entre l’olaparib et la chimiothérapie, bien que les profils d’évènements indésirables diffèrent. Les données probantes chez les personnes atteintes d’un cancer du sein métastatique porteuses d’une mutation somatique de BRCA sont très incertaines.
- Le CEGL conclut qu’il existe un besoin clinique important lié au cancer du sein non résécable localement avancé ou métastatique HER2- exprimant une mutation germinale de BRCA. De plus, chez les personnes porteuses d’une mutation germinale de BRCA1 ou BRCA2, l’olaparib démontre une utilité clinique acceptable par rapport à des comparateurs appropriés au Canada. Enfin, chez les personnes porteuses d’une mutation somatique de BRCA1 ou BRCA2, il n’est pas certain que l’olaparib présente une utilité clinique acceptable par rapport à des comparateurs appropriés au Canada. L’olaparib pourrait combler d’importants besoins non cliniques (comme le fardeau du traitement, les exigences de déplacements, les répercussions sur la famille, les frais à la charge des personnes traitées et les iniquités en matière d’accès). La recommandation tient également compte des considérations économiques et des répercussions sur les systèmes de santé.