Vol. 6 No. 6 (2026): juin
Recommandations en vue du remboursement
image décorative de la couverture du numéro

Publication : 15 juin 2026

Messages clés

  • L’Agence des médicaments du Canada (CDA-AMC) recommande aux régimes d’assurance médicaments publics de ne pas rembourser Imfinzi dans le traitement néoadjuvant du cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) résécable de stade II, IIIA ou IIIB (de T3 à 4N2) qui n’est pas porteur de mutation du gène du récepteur du facteur de croissance épidermique (gène EGFR) ou de réarrangements du gène de la kinase du lymphome anaplasique (gène ALK), en combinaison avec une chimiothérapie à base de sels de platine et poursuivi en monothérapie après la chirurgie.
  • Les données probantes issues d’un essai clinique montrent qu’Imfinzi en périopératoire combiné à une chimiothérapie néoadjuvante produit peu ou pas de différence sur la survie globale (SG), un critère d’évaluation important pour un traitement à visée curative, et sur la qualité de vie liée à la santé (QVLS), comparativement au placébo combiné à une chimiothérapie néoadjuvante, chez les personnes atteintes d’un CPNPC résécable de stade II, IIIA ou IIIB (de T3 à 4N2) qui n’est pas porteur de mutation du gène EGFR ou de réarrangements du gène  Le traitement périopératoire par Imfinzi combiné à une chimiothérapie néoadjuvante peut produire un bénéfice clinique supplémentaire pour ce qui est de la survie sans évènement et de la réponse pathologique complète.
  • Les comparaisons de traitements indirectes présentées par le promoteur évaluant les effets d’Imfinzi en périopératoire combiné à une chimiothérapie néoadjuvante par rapport à des comparateurs pertinents en contexte canadien ne sont pas concluantes en raison de limites méthodologiques. De plus, l’absence de données probantes comparatives sur la SG est considérée comme une lacune notable dans l’évaluation du bénéfice clinique qu’apporte Imfinzi par rapport aux comparateurs pertinents.
  • Les données probantes sont insuffisantes pour indiquer qu’Imfinzi en périopératoire combiné à une chimiothérapie néoadjuvante répond à des besoins insatisfaits que le pembrolizumab périopératoire ne comble pas actuellement dans le traitement du CPNPC résécable.